Carré blanc sur l'écrin du vallon et ses coteaux qui rebondissent de part et part. L'oeil se fait voyeur, électrisée par le sulfureux habillage qui dénude à gros flocons dame nature. Les préludes sont sensuels et se dessinent dans le ciel « abat-jour...
Il y a des jours qui rient et d'autres qui pleurent. Des jours d'indigence et des gens qui disent que ça vaut bien l'existence. Il y a du temps pour tous et du noir pour chacun, broyé à faire oublier ces portes blanches toujours ouvertes à Aimée. Flux...
A menudo, basta con el roce de dos palabras para que de una chispa salten cuatro notas de melodía y que de la nada de un día sin luz nazca un verdadero enlace. Luego, con que el tiempo acompañe y los acordes benefiecen al corazón, ... ¿ qué más se necesita...
L'art n'est pas à un miracle près. La pluie ferraille en ce samedi derrière le pare-brise, abrutissant un peu plus les vignobles du bordelais laissés exsangues après la razzia de septembre. Le sang n'en a t-il jamais fini de couler ? La porte du hangar...
Plus vrai encore sur notre Périgord pourpre, ce qui nous lie c'est la vigne et le vin, c'est l'art séculaire de ces maîtres de chais dont il procède et qui dans le secret de l'assemblage de cépages affiche l'authenticité d'un territoire. Comme les artisans...
Le voyage vers l'autre n'est-il pas le plus beau ? La caméra accompagne Driss et s'éloigne de la table du restaurant où Philippe définitivement va plonger, l'esprit vide, dans le regard de celle qui partage ses échanges épistolaires et qui se trouve,...
L'automne, malgré ses dernières absences climatiques, semble pourtant conserver la mémoire intacte, lui qui braque aujourd'hui -comme il y a 25 ans- les feux de son cyclope de projecteur sur notre petite maison posée sur la colline, recréant à sa manière...
Ne sait-on jamais qui on est ? Te jeter la pierre, l'abbé, aujourd'hui me coûte, tant j'ai aimé le roman de ta vie, ton destin, ta voix, l'empathie de ton regard et le service que tu as consacré aux plus faibles, aux mal lotis, aux miséreux. Au point...
L'admiration que je lui portais était telle que je me voyais rapetisser devant ces ouvrages de centaines de page qui se tenaient sur son bureau. J'avais jugé -peut-être hâtivement- que l'accès à la lecture que cultivaient certains, pour des gens issus...
Quand on a le prénom d'un chêne et une mère taillée dans le même bois, se tenir droit est comme une évidence qui s'enracine dans ses propres cernes, de bonne sève striées qui ne se dément pas... Les carences existentielles, qui surviennent un jour sans...
Les mots nous parlent en même temps qu'ils échangent entre eux sur la fortune que nous réserve la trajectoire d'existence que nous prenons. Ils s'interrogent sur la suite à donner au parcours, en nous rappelant -tous autant qu'ils sont- qu'ils font partie...
La villa de Madame, avec vues sur le large d'un côté, de l'autre comptait les balles qui swinguaient aux fenêtres. Ses volets donnaient sur les deux green et applaudissaient de ses colombages experts au par obtenu par les golfeurs de passage. Un escalier...
Je ne crois pas moins aimer les gens que les mots. Ces derniers, plus bavards que je ne saurais, en seront toujours les premiers à l'attester. A comme Ami Je n'ai pas d'ami. Ou plutôt si : la mienne est une espèce de couteau Suisse qui, en fonction des...
Avant de devenir la nôtre, la vie s'acquiert par procuration. Si je me souviens bien, on nait d'abord au centre d'un autre projet. On est expulsé au coeur de l'histoire dont on va prendre le pouls et les premiers kilos de poids. Au gramme près, on sera...
Je n'écris pour personne d'autre, je crois...Ca ne date pas d'hier. T'en souviens-tu ? Nous devions accepter la distance qui nous séparait tout en trouvant l'astuce d'en réchapper. C'est alors que j'ai appris que pour mieux te voir il me fallait écrire......
"Depuis que je ne me regarde plus dans la glace, je trouve le temps d'écrire pour arrêter de vouloir ressembler à quelqu'un d'autre et devenir soi-même, en assumant lumières, clair-obscur et zones d'ombre qui, loin d'être craintes -parce que pouvant être...
Dimanche de campagne Je ne l'ai pas vu passé, ce dimanche. Avec son air de vacances et son sourire au ciel. Voilà qui lui a pris de partir courir les sentes et flairer les onguents de douceur délivrées par le mimosa, tout à son bonheur de ne pas se soucier...
L'architecture de ma mémoire tient par l'effet du Saint Esprit. De type "gloubi-boulga", à savoir sucrée -car recélant des trésors qui sommeillent- et à la fois inextricable puisque mettre la main dessus peut s'apparenter à un vrai parcours du combattant....
"Tu écris bien, Pierre." Pouvais-je rêver de l'Ami, en seulement quatre mots, plus beau cadeau dans ce court message que je viens de recevoir ? A moi désormais, d'aller encore plus loin et en écrivant de pouvoir aussi faire du bien, un peu à son image."...
"Une existence finit par ressembler à un chemin tracé qui, sans ses à côtés, sent bon les pots d'échappement et l'asphalte des mornes longueurs d'autoroute." A comme Ami Je ne sais pourquoi mais j'ai souvent flirté avec des amis qui cherchaient autre...
"L'Espagne, le sport, l'écriture, l'humanisme, les enfants, une femme, sa peau, la beauté, le silence et la mort. Faire d'une vie un décalogue de mots ? Ou bien lui couper la chique d'un seul, lequel en fera table-rase : l'amour, toujours, celui du beau...
Le Pape de la fin du monde le sera t-il à nos dépends aussi ? Sonne t-il le glas d'une civilisation ? En prononçant ces mots, me vient à l'esprit l'impact de cette sentence qui en son temps m'avait marqué : "Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera...
Un brancard tenu par quatre roues de charrette lustrées pour l'occasion, quatre planches dessus, le ciel zébré du drapeau du pays noué tout autour, trois millions de regards qui suivent le cortège et dans les rues de Montevideo qui l'accompagnent avec...
Dans la chambre des merveilles, il y a un carnassier au poil gris qui guette et à côté de lui un bout de fil qui traine dont Thelma apprendra qu'il est similaire à celui d'Ariane dans le labyrinthe du Minotaure. Elle tirera de lui en ouvrant le cahier...
Eté 89. Quatre ans après celui d'Ozon. Les bords de plage pourraient prêter à confusion tant ces deux saisons estivales racontent les mêmes amours de sable. Les miens se retranchent à l'ombre de falaises situées plus au sud. Sur la barque où mon existence...