L'été a mis fin à ses jours. Depuis le Stade de France, on ne l'a pas vu venir. Le sable vert de sa plage est encore chaud... On avait pourtant cru qu'il avait perdu le nord en repoussant ses limites jusqu'aux frontières de l'autre hémisphère. Se prendre...
Ayer por la tarde, en la cocina, estaba preparando la cena, cuando su pequeño entró. Él le tendió un trozo de papel garabateado. Ella se secó las manos con el delantal, y lo leyó. He aquí lo que decía: « Por haber hecho mi cama toda la semana, 3 francos...
On ne sort pas indemne de la projection du film d'Artus. Comme lors de la sortie de "Campeones" en Espagne, on passe, en une heure quarante, de sa vie à une leçon d'existence. Avec les paniers de tolérance qui font ficelle à chaque shoot de ces Harlem...
Les bleus sont semblables. La côte moins sauvage à peine où chacun d'eux tisse sa toile et donne à mes rêves le sens inné de la réalité. Le balcon a remplacé la fenêtre où je me penche en pensant à Celle qui, sur le tableau de Dalí, jouit de son modèle....
Si te digo que toqué el cielo y que para celebrar lo repetí la misma semana la hazaña, posiblemente no me creas. Y ¿ cómo no te voy a entender? Pero que no te pase por la cabeza que te quiera engañar. Para nada. Que al pan, pan, al vino, vino y... a dios...
Ce porte-clés souvenir aux couleurs bleues et grenats offert par un ami d'enfance, plus que le passeport symbolique qu’il annonçait vers la cité comtale et ma vie d’après, il serait un talisman, un porte-bonheur où, ma vie durant, j'épinglerais les plus...
Mes yeux me dévisagent derrière des cheveux blancs. Quel l'âge me donnent-ils ? Des jours ultimes, me souviennent ceux de René, d'une amoureuse clairvoyance qui suintait comme le désir qui fait la ronde. L'âme dans le regard, ses yeux d'amant brillaient....
Et si je ne savais pas encore, en commençant ma lettre ici, ce qu'au fond je voulais te dire. J'y arriverai pourtant. Au fil des mots... L'espèce de certitude presque impudique maintenant qui me mène jusqu'à toi me rend chaque jour plus serein, malgré...
Le cuir de liberté vissé sur la passe que nous nous échangions, Pierre et moi, après nos devoirs faits, sentait l'amitié. La première. Celle du quartier. Chez Portet. Carrossée pour durer. Nous pouvions nous exécuter cent fois, mille fois le répéter sans...
Con los más de cincuenta a cuestas y las patadas que te dan, hay que seguir luchando por encontrar la manera de sortear la misma trampa. Ahora sí con las fuerzas mermadas. Desde que la primera luz hizo mella en cada uno de nosotros, la existencia nos...
Au soir de ses 78 ans, une intime table ronde s'invita près de la commode aux multiples tiroirs livrée en cadeau la veille pour célébrer son hôte. Dans chacun, les convives du voisinage réunis autour d'Elle y glissèrent, comme ils l'auraient fait d'un...
Comme les gens, les choses qui nous entourent ont une vie à part. Il arrive qu'on les croise puis qu'on les oublie pour nombre d'entre elles. On se les approprie -à moins que ce ne soit l'inverse- pour d'autres qui se fondent dans le décor, ornant la...
Lorsque, quelques minutes après, mes doigts déjà se languissent et mes yeux se ferment dévorés par ces sables d'horizon, je reste là. En vigie. Elle respire. Je l'entends. J'attends désormais qu'elle s'évente -comme une dame d'un éventail le ferait- dans...
La perspective a changé. C'est comme si, sur les terrasses de "las Arenas" de la place d'Espagne, je prenais la mesure 30 ans après de la grandeur du décorum dans lequel s'est tournée l'une des plus belles séquences de ma vie. Mon gazouillis amoureux...
En ce début d'été, je fais les bordures à bicyclette. C'est Elle en effet qui boise mes jours d'une liberté effrénée et qui, à la faveur des chemins qu'Elle ouvre, me redonne du souffle. Sauf que dans le même instant, un coup d'arrêt peut me replonger...
Le miracle n'a pas attendu la mort de Didier Roustan pour se produire. Dans ces arabesques qu'il dessine de mots rendant ainsi hommage aux courses mythiques de ses idoles, dans les intonations aux multiples camaïeux ivres de sa passion pour le foot qu'il...
Un jour, comme lui, on décidera de ne plus jouer. De renoncer au découpage de coupures de presse et á la vie en vert á laquelle le collage de chacune d'elles l'invitait à rêver. Dans des cahiers. Des tas de cahiers bien garnis. Empilés sur les étagères...
S'il avait été d'un rouge "biarrot" de cérémonie, le tapis de flots que l'été tenait à dérouler sous mes pieds ne m'aurait pas moins ému, moi, l'enfant d'un Palais, voisin des falaises de Saint Martin dont l'écrin marin, qui lui vaut de tenir sa fortune...
À l'envie, l'été se marie à mes plages de souvenirs et aux espoirs de marquer de leur sceau ces escales de miel qui, année après année, me mettent l'eau de Méditerranée à la bouche. Ce mois d'août n'a pas échappé à la règle au point même de voir le rendez-vous...
El azul cosquilleo y su lazo azul ondeando a los cuatro vientos en la torre de vigía le devolvió al verano su luz de ensueño tras el mortífero apagón de julio. No hay "Mar" que por bien no venga, ni te cambie la existencia de un día para otro. A este...
De la barcelonesa Plaça Espanya al cielo...pasando primeramente por la avinguda del mismo país en Calafell -antes de ir más lejos, que no hay prisa- donde echar segundas raíces tras probar fortuna tapeando con el covid y sus enmascarados andares entre...
No hay como las alfombras del Mediterráneo por las que uno va y viene, y siempre vuelve. Y cuando regresa, ya se queda. De por vida ? ¡ Ojalá ! Nunca se sabe, pero es que cuando a uno le empiezan a cercar los azules besos del paseo marítimo amante, no...
La douceur élastique qui glisse le long des cuisses galbe de plaisir mon souffle fragile. Porcelaine est l'instant et sa peau d'une prière à la tasse. Alléchant doigté ! Aux langues qui se délient et, manuelles, s'élancent pour dépeindre au plus juste...
Je le vois venir. Mes yeux se fatigueront un jour. C'est déjà le cas d'ailleurs. Ils entraineront dans leur chute la vue et ce sensuel plaisir qui me tient par la bride et ses desseins à nu. Je ne vis pas pour voir mais depuis que je sais ce qui offre...
J'ai reçu un joli parapluie en papier. En cadeau pour la mi-février. Jaune, rouge, bleu vert et grenat. Pour colorier avant l'heure de printemps les tristes et nostalgiques gouttelettes d'une année passée. Dans la danse macabre des jours et son voile...