Assis dans la cour des cent ans de la Zélie, l'oeil alerte et vif plongé dans sa coupe de champagne et l'après-midi citronnée aux bulles de souvenirs, l'envie lui prit de lancer à qui voulait l'entendre qu'on se retrouverait pour souffler sur quelques...
J... A... C... Q... U... E... L... I... N... E … Si quelques lettres me suffisent pour écrire ton prénom, il en faudra par milliers des lettres à écrire pour t'avouer que derrière chacune tu dévoiles mes dix pêchés capitaux. Je me complais à t'écrire...
Silence radio et terre lasse. Le blanc m'efface… trouverais-je le repos ? Saurais-je me dire tout haut, apprendre de l'automne et disparaître au chant d'un cygne ? L'absence se blottit à sang, ni vu, ni peine, ni qu'on me plaigne. Je vomis mon âme de...
Infatigables, nuit et jour, et obèses turgescences, qui glissent à l'aisance naturelle sous les yeux des prémices. Affriolantes comme le jean d'un manège qui colle à mes sens. Implacables retenues perçant le vice et la convoitise qui me dévorent comme...
Il boit à la source, le baiser. Il goûte à l'insondable souffle. Il aspire le sang de l'âme. Loin des frasques qui gesticulent, il étreint comme un feu, le bleu frayé dans les yeux de l'amant. Il s'enivre sans voix, le baiser, il s'envoie un jour et posté...
Dans notre hameau, en plus de la valeur du travail, on cultive les mots, à telle enseigne qu’on peut y entendre les arbres parler. L’un d’eux, que Zélie avait planté avec son grand-père –elle avait six ans- lui avait tiré sa révérence pour fêter ses «...
Un été passé sans le voir. Fantôme. Derrière le rideau de pluie gasconne. Eploré, voire dégoutté. Ne l'était-il pas avant l'heure ? Un été de tombe creusées au milieu des Ramblas, l'hécatombe d'une bombe, au visage d'homme, qui percute le monde. L'ombre...
Permettez, dans les vagues de vos célestes sourires, que je suive l'outremer des horizons de nuit. Á la nage, dans ces eaux claires et marines, porté par le souffle profond des vents du large. Acceptez qu'à votre merci je dérive des landes de Prusse jusqu'aux...
Malgré l'outrance que recherche une époque en mal de repère, la crainte de paraître indécent chez moi m'oblige à la mesure. Je n'y peux rien. C'est dans ma nature. À demi-mots donc, je tiens à révéler que je suis, malgré les apparences, ce que l'on peut...
Autour d'elle, mes alentours, mes élans tout court fous d'elle, obsédés par ses tours. Les paysages faits mains, dessinant les contours à l'huile, indécents, les toujours en haleine, les séjours du matin au souffle des reins et d'envie soûle … Divin !...
Après les soubresauts de l'existence, après les vents de tempête, les chauds effrois d'un rude hiver, après le temps des silences, de l'exil sur la plage, sous la tonnelle, elle refleurit. Belle. Plus belle encore à l'ombre du noyer centenaire. La Petite...
Le jardinier, fier comme un chevalet, prend la pose sous un chapeau d'orage. Feu de paille ! Á côté, vert niçois, un meuble jardin. Une rigole sourit, un chat la voit, une table au dos rond et dans l'assiette, une salade vernissée avec cet émincé de senteurs...
J'ai laissé la porte ouverte à l'après-midi pour qu'elle entre par les carreaux de l'été qui danse, et la fente derrière le rideau.. Comme une évidence qui, sans frapper, dévisage, des frissons de lèvre mûre, au goût de dune sous les doigts, étendus....
Si cette dame dont on vous parle à l'oeil pour aimer (il lui est arrivé même d'en avoir jusqu'à quatre, ce qui peut vous donner une idée de l'étendue de sa propriété), il lui faut savoir que, tous ceux qui se sont hasarder pour de vrai devant, lui en...
Plus belle étoffe, s'il en est, qu'un regard posé sur ce sein que je ne saurais voir ? Plus que la douceur du tissu dont il n'est pas démuni mais qui peut parfois subir des aléas, c'est à son côté sur mesure qu'il doit sa reconnaissance, en aval des contreforts...
L'écran encore vierge calé entre l'un des derniers crépuscules de l'an et les touches de mon clavier, comment aurais-je été capable d'imaginer qu'elle pût s'immiscer là – lunaire- tout près, disposée à m'accompagner pour ce qui est ma sieste d'écriture...
Existe t-il quelque chose de plus envoûtant qu'une fesse ? Où avais-je la tête ? Deux bien sûr puisque jumelles, elles me font la fête et creusent dans le sillon les plongées à rayures d'un double succès. De ce disque aux rondeurs inoubliables, je connais...
Il n'est jamais parti si loin. Il fallait pourtant bien qu'un jour il se résolût à le faire. Comme toujours, il n'a pas choisi. Pas eut son mot à dire. Ou pas osé. S'est laissé prendre par la main et guider jusque sous les pins. D'Irube. Les déserts de...
Un panier en nougatine dans lequel une douzaine de cèpes issus d'un même tapis exhibent fièrement leur chapeau intense en chocolat glacé. Des têtes noires, plus vraies que nature sont venues couronner le festin de Jacqueline, plus beau qu'une crèche de...
Je ne me sens plus d'attendre que sous mes sens ne glisse la robe parfum dont je tiens là à vous parer, ce soir. Qui vous ira, je le sais car elle me hante, comme un fourreau au noir taillé pour mes nuits denses. Je ne me sens plus d'attendre ces anges...
Sur le pré de toutes ces mi-temps, les verts de brin d'herbe s'entre-choquent (surtout lors des troisièmes) et font résonner le cristal du Vino griego et de ces récits anisés près du comptoir, là où les incidents de jeu courent assoiffés se mettre au...
No creo, papá, que sea necesario que me mandes las que no son palabras de tu huerta. La verdad es que no sé por qué te lo digo, porque no me pasa por la cabeza que me lo hubieras hecho. Las tuyas, siempre firmadas con aquel trazo palaciego de infinita...
Après la journée dédiée à la gent féminine, le mois de mars, émoustillé par les avances du printemps, a pris la juste habitude de s'éprendre, comme un vertueux amant, de l'une d'entre elles plus particulièrement. L'idylle dure depuis quelques décennies...
L'alignement des étoiles auxquelles j'adresse ma plus grande reconnaissance continue d'enchevêtrer sur terre nos histoires filantes. Après que le chemin vers Compostelle entre Fratteau, Fontmoure et Béleymas soit devenu carrossable hier par la foi enragée...
J'ai pour la poésie une attirance goulue qui me fait courir derrière cette « science du pauvre », pieds nus – presque comme toi, Hervé- sur son sable de rime, le coeur ouvert embrassant comme une voile l'azur dans les yeux de l'autre. Bien que parfois...